Immobilier : la chasse aux bonnes affaires

Immobilier : la chasse aux bonnes affaires

En ce début d’année 2013, si les transactions plongent, les prix résistent encore. Et oui la crise a du bon : c’est l’occasion de saisir les opportunités.

Malgré l’extraordinaire baisse des taux, les acheteurs, touchés par la crise, ne sont guère optimistes pour l’avenir et font preuve d’attentisme face à des vendeurs, eux aussi inquiets et toujours peu enclins à rabattre de leurs prétentions. Stéphane Imowics, directeur général de Crédit foncier Immobilier affirme « d’où aujourd’hui cette drôle de situation, avec des prix qui résistent dans un marché atone ».

Un tel immobilisme aurait dû entraîner une chute des prix. Or, contre toute attente, ils ont incroyablement résisté. Olivier Eluère, spécialiste du logement au Crédit agricole relève « c’est un scénario tout à fait étonnant, nous ne sommes plus dans un schéma économique classique ».

Certains, comme Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université Paris Ouest Nanterre la Défense, sont optimistes en observant un ralentissement de la baisse de la production de prêts au début de janvier, après un recul spectaculaire de 26 % en 2012. Ce professeur estime que « la forte chute des volumes de vente semble enrayée ».

Certes, 2013 ne sera pas l’année de la reprise, rien n’empêche tout de même de faire la chasse aux bonnes affaires. Il faut aussi mettre à profit la situation : comme personne ne se bouscule et que les prix ne risquent pas de s’envoler de sitôt, les acheteurs peuvent prendre leur temps. De plus, c’est toujours dans les moments de crise que l’on achète le mieux. Car après tout, les taux sont très bas, les prix (légèrement) en baisse et le pouvoir de négociation plus important.