L’actu du Chasseur

Le viager de nouveau tendance

Le viager de nouveau tendance

Beaucoup avaient annoncé sa fin, en vain. Le viager, système qui consiste à transférer la propriété d’un bien en contrepartie de liquidités appelé « bouquet », et d’une rente jusqu’au décès de l’occupant, ne s’affaiblit pas. S’il a longtemps été considéré comme une niche, ne représentant que 1% des transactions immobilières, il semblerait que depuis plus d’un an la donne ait changé.

Une nouvelle jeunesse pour le Viager grâce au vieillissement de la population

 C’est un facteur démographique avantageux pour le marché du viager qui se profile à l’horizon. Des jeunes retraités de 60 à 65 ans sollicitent de plus en plus ce système pour avoir des liquidités et des revenus complémentaires. Tandis que d’un autre côté, les acquéreurs potentiels, majoritairement des quinquagénaires actifs, sont soucieux de se constituer un patrimoine locatif pour leur retraite. Une équation quasi parfaite.

 Acheter en viager peut être considéré comme une double mise. Tout d’abord, il s’agit de parier sur l’évolution des prix de l’immobilier puis sur l’espérance de vie du vendeur (appelé « crédit rentier »). Presque tous les biens mis en viager sont occupés. Les biens dits « libres » ne représentent pas plus d’1% des transactions. Le prix du bien est évalué par des experts, qui appliquent une décote qui correspond à la valeur du droit d’usage et d’habitation. Ce calcul s’effectue en fonction de l’espérance de vie de l’occupant et de la valeur locative du bien. Plus l’occupant est âgé, moins la décote est importante, et inversement.

Les tables de mortalité sur un marché déséquilibré

 L’élément clé du calcul est la table de mortalité. Il s’agit de calculer le montant de la rente, puis  sa durée. Plus de 80% des crédits rentiers dépassent les espérances de vie théoriques retenues. En effet, l’INSEE et les assureurs n’utilisent pas les mêmes calculs. Pour un homme de 75 ans, son espérance de vie est de 11,3 ans selon l’INSEE, alors qu’elle est de 14.5 ans pour les assureurs. En d’autres termes, l’acheteur qui utilise la table de mortalité établie par l’INSEE risque de devoir payer une rente plus longtemps que prévu.

 Ces transactions se concentrent essentiellement sur Paris intra-muros, l’Ile-de-France mais aussi la Côte d’Azur et quelques villes comme Megève ou Deauville. Les biens proposés en région parisienne sont surtout de grands appartements situés dans de beaux quartiers.Un problème subsiste. Si l’offre concerne majoritairement des grandes surfaces détenues par des personnes de moins de 75 ans, la demande porte plutôt sur des petites surfaces (studio ou 2 pièces) détenus par des propriétaires âgés de plus de 80 ans et avec une rente de moins de 1 000 euros.

ACTUALITÉ

Les nouveaux acteurs du monde mutualisé comme UMR-Corem, 123Venture (capital risque), ou Perial (investissement immobilier commercial) préparent le lancement d’un viager mutualisé à destination des particuliers. Ces projets mis en place devraient rassurer les acquéreurs potentiels. En effet, le marché du viager a été déstabilisé en 2012  par la faillite de Life Invest, une société américaine basé à Fréjus dans le Var. Sa déconfiture aurait entraîné la suspension du versement d’une centaine de rentes pendant deux ans.

Vivre dans 1,56m2, qu’impose la loi ?

Vivre dans 1,56m2, qu’impose la loi ?

La justice a condamné la propriétaire d’un logement d’1,56 m2 ainsi que l’agence immobilière qui le gérait, à payer 100 000 euros de réparation pour «  préjudice de jouissance » au locataire. Cela faisait près de quinze ans que ce dernier vivait dans ce « réduit ».

15 ans dans un placard à balais

Le jugement du Tribunal d’Instance du XIe arrondissement de Paris s’est avéré sévère. L’Immobilière Ribéroux et la propriétaire sont condamnées à verser solidairement 1000 euros en réparation du « préjudice morale ». 815,97 euros sont également demandés pour « l’indemnité couvrant les frais de réinstallation » du locataire. En effet, pour un loyer mensuel de 330 euros, Dominique 50 ans, ne disposait ni de douche ni de WC. Durant quinze ans, l’homme aurait vécu dans ce « placard à balais », jusqu’à ce qu’il décide de porter plainte.

S’ils n’ont pas été réparés dans les mesures préconisées, le locataire et son avocat sont globalement satisfaits de cette décision de justice.

Un phénomène pas si rare…

Patrick Dourtelinge, délégué général de la fondation Abbé-Pierre a réagi en soutient au locataire auprès de l’AFP :« 1000 euros en réparation du préjudice moral, ce n’est rien du tout. C’est faire peu de cas de la misère humaine. »

Lors de l’audience, la défense du propriétaire a rejeté la responsabilité sur l’agence alors que durant ces quinze années, la gestion est passée aux mains de plusieurs agences. Ribéroux étant la dernière, c’est elle qui est jugée responsable.

L’agence parisienne n’aurait, d’après sa défense, jamais été informée de la surface de l’appartement. Or, selon le décret du 30 janvier 2002, un logement décent doit disposer d’une surface habitable au moins égale à 9m2 et d’une hauteur sous plafond d’au moins 2,20 m. En revanche, Il semblerait que ce phénomène de location illégale ne soit pas si rare. En 2010, près de 177 445 logements en Ile-de-France étaient considérés comme « indignes », d’après l’Agence Régionale de Santé (ARS).

Le gouvernement avait assuré en janvier 2013 réfléchir à sanctionner d’emblée les propriétaires louant des logements dont la superficie est illégale. On attend toujours.

Immobilier : Les ventes repartent !

Immobilier : Les ventes repartent !

L’immobilier en Ile-de-France repart positivement. Les derniers chiffres des notaires montrent une stagnation des prix de – 0,4 % sur le deuxième trimestre 2013. Mais depuis la rentrée, les ventes remontent avec + 8%. Cette évolution reste douce, puisque l’on doit prendre en compte les transactions dites : obligatoire (décès, mutations professionnelles, divorces…). En revanche, il ne faut pas attendre de nouvelle baisse des prix dans l’ancien.

L’immobilier à Paris

Dans la capitale, on constate toujours une baisse des prix de l’ancien mais cette baisse reste fragile, soit : 1,1 % en moins sur le dernier trimestre. Le prix du mètre carré est actuellement de 8 200 €/m2 en moyenne avec d’importantes disparités en fonction de l’arrondissement. Preuve en est avec le VIème arrondissement qui reste le quartier le plus cher de Paris avec ses 12 000 €/m2. Ici, la baisse des prix y est plus importante, avec  -18 % sur un an. En revanche, les XVIIIème et le XIXème arrondissement sont les quartiers les moins chers oscillant entre 5 800 € et 6 200€ le prix du m2. Dans ces arrondissements, les prix sont restés plus stables qu’ailleurs.

Concernant, les transactions, les notaires constatent une hausse de 5 % sur les trois mois.

L’immobilier en petite et grande couronne 

Le constat est le même que pour Paris ! Dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, les prix stagnent et aucune baisse n’est prévue et les ventes obtiennent une hausse de 11 % au deuxième trimestre 2013.

Les volumes des transactions repartent à + 8 %, puis on constate une légère baisse de 0,2 % sur les prix en trois mois.

C’est avec 30 % des ventes en plus sur un an, que le département de la Seine et Marne marque la plus forte augmentation de la couronne parisienne. C’est également dans ce secteur que le prix du mètre carré est le plus faible, soit : 2 720 €/m2.

Acheter un parking parisien peut-être très rentable

Acheter un parking parisien peut-être très rentable

Qu’est ce qui offre une rentabilité de 6 à 8% ? Un parking parisien bien entendu, à condition de bien cibler les arrondissements les plus intéressants !

De prime abord, le prix peut rebuter compte tenu de la petite surface. Mais en croire une plate-forme d’annonces immobilières spécialisées à Paris, les parkings parisiens valent le coup qu’on s’intéresse à eux. Leur rentabilité à la location est de l’ordre 6 à 8 % par an. Très intéressant si l’on compare cela à la rémunération du livret A qui tombe à 1,25 %.

Trouver la perle rare

 Sur Internet, il est possible de trouver des centaines d’offres de ventes dont les prix oscillent entre 5 000 et 50 000€. Une fourchette plutôt large qui prouve que le marché des parkings parisiens est très irrégulier. La Bonne Agence, agence immobilière de la rive droite et de la rive gauche, préconise de bien étudier les quartiers car tous les parkings ne se valent pas. Il faut se poser les bonnes questions : Y a t-il des parkings publics ? Y a t-il de la place pour se garer ? Les contractuels passent-ils souvent pour verbaliser ? Tant d’informations à récolter avant le passage à l’achat. Le plus rentable reste le centre de la capitale. Les quartiers de l’Hôtel de ville, du Marais, la rive gauche, Saint-Germain-des-Prés et le Triangle d’Or (8ème arrondissement) sont des valeurs sûres. Les parkings sont un produit rare et cher et par conséquent très recherchés. D’une rue à l’autre, le prix peut varier de 30 %. Par ailleurs, certains arrondissements, tel que le 6ème, sont à l’abri de la construction de parkings Vinci et donc idéal pour investir. Dans certains quartiers de la Capitale, de très beaux appartements peuvent ne pas trouver d’acquéreurs faute de parking vendu en sus. La conséquence est le prix démentiel que peuvent atteindre les prix d’un box de quelques mètres carrés : 100 000 €.

Avantage fiscal, engagement et préavis d’un mois

Acheter un parking, oui mais il est judicieux d’éviter les arrondissements périphériques, près des portes. En effet, les nombreux immeubles neufs sont généralement pourvus de parkings souterrains. Les prix sont en général beaucoup plus abordables mais il sera aussi plus difficile de trouver un locataire, et surtout d’obtenir un bon loyer. Si ces derniers peuvent atteindre 500 € par mois dans les arrondissements centraux, ils tombent en dessous de 100 € dans le 19ème. Alors pour dénicher la bonne affaire, rien ne vaut une petite discussion avec les concierges d’immeuble.

En plus de la facilité à trouver un locataire, l’investissement dans un parking présente d’autres avantages et notamment celui de l’entretien. Quand un appartement doit être rénover tous les quatre à cinq ans, un parking n’exige aucun entretien. Le risque de tomber sur un mauvais payeur est aussi réduit par la possibilité d’en changer rapidement. Pas de bail de trois ans mais un engagement d’un mois renouvelable, et un mois seulement de préavis. Pour finir, les loyers encaissés bénéficient du régime fiscal dit du micro-foncier et donc d’un abattement de 30 % dans la limite de 15.000 € par an. En clair, le propriétaire du parking ne fait figurer sur sa déclaration de revenus que 70 % de ce qu’il a perçu.

A Paris et en Ile-de-France, les prix résistent malgré le nombre limité de ventes immobilières

A Paris et en Ile-de-France, les prix résistent malgré le nombre limité de ventes immobilières

A Paris et en Ile-de-France, le nombre de transactions immobilières est limité alors que les prix franciliens restent stables sur la période de mars à mai 2013, d’après les chiffres des Notaires de Paris-Ile-de-France. La stabilité des prix est une caractéristique du marché immobilier francilien.

Prix médian au m² à Paris : 8240 euros

A Paris, les prix au mètre carré restent dans l’ensemble élevés : 8 240 €, soit 20 € à peine de différence par rapport au trimestre dernier (8 260 €).

Concernant l’Ile-de-France, le prix au m² moyen avoisine 4 360 € en Petite Couronne (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis) et 3 070 € en Grande Couronne (Seine et Marne, Yvelines, Essonne, Val d’Oise), très éloignée de Paris. Des disparités existent malgré tout entre ces départements. Par exemple, les Yvelines affichent un prix au m² le plus élevé de Grande Couronne : 3 830 €, soit 1 100 € de plus que ses voisins (Seine-et-Marne et Essonne).

Volumes en net repli

Le nombre de logements anciens en Ile-de-France vendus entre mars et mai 2013 a augmenté de 13 % mais cette hausse remarquée dans l’ensemble des départements reste « occasionnelle ». La période de février à mai 2012 fut de très faible activité, en comparaison au très bon mois de janvier 2012, avec un nombre de ventes record enregistré. Tout cela juste avant l’entrée en vigueur de la réforme sur l’imposition des plus-values immobilières.

Si l’on compare les volumes de mars à mai 2013 avec ceux de mars à mai 2011, on constate un repli de 15 %. Et, si l’on fait un rapprochement avec la moyenne du nombre de ventes réalisées de mars à mai, années de référence, (1999 à 2007), les volumes chutent même de 18%.

Dans le département des Yvelines, cette tendance est encore plus flagrante en raison de son prix au mètre carré le plus élevé de Grande Couronne. Le nombre de vente y a plongé de 24% par rapport à 2011 et n’a progressé que de 8% comparé à 2012.

La progression est également faible dans la capitale (+ 8%) entre mars-mai 2013 et la même période en 2012.

Reprise au dernier trimestre 2013 ?

L’annonce de la nouvelle réforme de la fiscalité des plus-values immobilières doit prendre effet en septembre 2013 et celle de l’augmentation des plafonds des droits de mutation au profit des départements qui doit intervenir à compter de janvier 2014, « pourraient influencer de manière sensible le marché immobilier et entraîner un regain d’activité au dernier trimestre 2013 ».

Cf. Article « Réformes et nouvelles mesures pour les résidences secondaires »

Réformes et nouvelles mesures pour les résidences secondaires

Réformes et nouvelles mesures pour les résidences secondaires

Attendu pour 2014, la réforme du régime d’imposition des plus values immobilière sur les résidences secondaires, prendra effet en janvier 2013. Dès septembre, un abattement exceptionnel de 25% s’appliquera sur toutes les cessions réalisées entre le 1er septembre 2013 et 31 août 2014. La durée minimale de détention d’une résidence secondaire, au terme de laquelle elle est exonérée d’impôts au moment de sa vente, sera aussi abaissée à 22 ans contre 30 ans à l’heure actuelle.

Les objectifs de cette réforme

Présenté par le ministre du Budget Bernard Cazeneuve au Sénat, la réforme du régime d’imposition des plus values immobilières sur les résidences « autres que la résidence principale des contribuables et les logements mis en location » a pour principal objectif de fluidifier le marché de l’immobilier. Le ministre a en effet souligné que « le régime d’abattement fiscal mis en place en 2011 incitait les propriétaires d’immeubles à garder leur bien longtemps, là où dans la crise on a au contraire besoin d’avoir un marché fluide ».

Avec cette réforme, il est aussi question de soutenir l’activité du secteur des travaux dans les logements et de favoriser une baisse des prix favorable aux accédants à la propriété et aux locataires. « Pour favoriser les constructions de logements, pour fluidifier le marché, pour faire en sorte que ceux qui ont le souhait d’accéder à la propriété ou qui ont vocation à être locataires de logements puissent le faire dans des conditions financières qui n’obèrent pas leur pouvoir d’achat, nous avons décidé de modifier le régime applicable aux plus-values immobilières », a rappelé devant les sénateurs Bernard Cazeneuve.

 

Des réactions mitigées

L’annonce des différentes mesures n’a pas fait l’unanimité. Bien que tous les professionnels de l’immobilier soient bien sûr favorables à une reprise du marché, cette réforme est accueillie avec une certaine méfiance. Un professionnel du secteur s’exprime sur le sujet « On lève un coin du voile » mais ajoute «  on ignore encore quelles seront les modalités d’application du dispositif aboutissant à une exonération d’impôt au bout de 22 ans. L’abattement sera-t-il linéaire ou pas ? ».

« Le marché a besoin de simplicité, de visibilité et de stabilité et aujourd’hui, plus personne ne s’y retrouve. Enfin, l’annonce d’un dispositif plus favorable entrant en vigueur le premier septembre a pour effet de paralyser les transactions jusqu’à cette date » affirme-t-il. Des mesures qui doivent donc encore faire leurs preuves.

Compromis et promesse de vente, quelles différences ?

Compromis et promesse de vente, quelles différences ?

Une fois le bien rêvé trouvé, il est temps de devenir propriétaire. Mais avant cela, il faut signer le compromis ou promesse de vente. Ce sont les deux formes que peuvent prendre l’avant-contrat qui est le premier document officiel à signer. Ils comportent cependant certaines différences que tout futur acquéreur doit connaitre.

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Ces deux actes ont tout deux pour objectif de prévoir ce que contiendra l’acte définitif avec le maximum de précisions. Les éléments qui doivent figurer dans un compromis ou une promesse de vente sont donc les mêmes.

Dans les deux cas :

- L’acquéreur dispose d’un délai de rétractation de sept jours.

- La vente peut être soumise à une ou plusieurs conditions suspensives

- L’acquéreur verse une somme au vendeur lors de la signature

La différence entre le compromis et la promesse réside dans les engagements de chacun. En signant un compromis de vente, le vendeur et l’acheteur sont engagés de manière ferme et définitive, alors qu’avec la promesse de vente, seul le vendeur s’engage à vendre à l’acquéreur potentiel.

La promesse de vente

La promesse de vente n’engage que le vendeur auprès du futur acquéreur. En signant cette promesse de vente, le vendeur s’engage en effet a céder à l’acheteur son bien au prix déterminé.
Il lui donne en exclusivité une « option » pour un temps limité (généralement 2 à 3 mois).
Durant cette période, le vendeur ne peut renoncer à la vente ou proposer le bien à un autre acquéreur.

Du coté de l’acheteur, il bénéficie d’un délai pour décider s’il souhaite acheter ou non. En contrepartie, il verse au vendeur une indemnité d’immobilisation d’environ 10 % du prix de vente. Dans le cas où la vente se confirme, ce montant s’imputera sur la somme à régler.
Mais s’il renonce ou ne manifeste pas son acceptation dans le délai d’option, l’indemnité restera acquise au propriétaire au titre de dédommagement.

Le compromis de vente

Le compromis de vente, quant à lui, est un engagement ferme et définitif pour les deux parties. Elles s’engagent à conclure la vente à un prix déterminé conjoitement. Juridiquement, le compromis vaut vente.

Dans le cas où l’une des parties renonce à la transaction, l’autre peut l’y contraindre par voie de justice, en exigeant de surcroît des dommages et intérêts.

La signature du compromis s’accompagne généralement du versement par l’acquéreur d’une somme appelée dépôt de garantie, d’environ 5% à 10 % du prix de vente. Elle s’imputera sur le prix lors de la signature de l’acte d’achat chez le notaire.

Avec  le compromis de vente, passé le délai de réflexion, l’acquéreur ne peut plus faire marche arrière, il doit acheter.

Le projet de loi Duflot

Le projet de loi Duflot

Mercredi 26 juin, la ministre du Logement Cécile Duflot, a présenté en Conseil des Ministres puis devant la presse, son projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové. Contenir les hausses de prix excessives ou encore simplifier la vie des propriétaires et des locataires sont les principaux objectifs énoncés.

Les principales mesures 

Ce projet de loi vise à encadrer les loyers afin de contrer la hausse de ces derniers dans certaines régions. En effet, le préfet de département peut désormais prendre chaque année un arrêté qui fixe pour chaque catégorie de logement et par quartier, des indicateurs de loyers. Ceux–ci ne pourront excéder un prix de 20 % au-dessus du loyer médian de référence. Seront concernées par ce nouveau dispositif, les zones dites « tendues » (en tout 28 agglomérations de plus de 50 000 habitants).

L’autre objectif important de ce projet de loi est l’instauration d’une garantie universelle des loyers destinée à rassurer les propriétaires et à les encourager à louer leur bien. Son entrée en vigueur doit intervenir au plus tard le 1er janvier 2016. Son financement se fera à parts égales entre le propriétaire et le locataire. Afin de gérer cette nouvelle garantie, sera créé un nouvel établissement public, l’Agence de la Garantie Universelle des Loyers.

« Ce projet de loi va mettre, dans une situation de crise importante du logement, de la régulation, ce qui est nécessaire », a déclaré à la sortie du Conseil, la Ministre du Logement Cécile Duflot.

Encadrement des agences immobilières à la location et des syndicts

Avec ce projet de loi, la Ministre du Logement souhaite lutter contre « les pratiques abusives » et « aider les Français à accéder au logement dans de bonnes conditions ».

Pour cela, certaines mesures présentées visent directement les agences immobilières. En effet, cette réforme veut mettre fin, entre autre, au payement systématique d’un mois de loyer par les locataires ayant recours à une agence immobilière. Plutôt que de faire payer un mois de loyer, les frais devraient se limiter « aux prestations dont le locataire bénéficie réellement »: la réalisation de l’état des lieux et la rédaction du bail. Le montant de ces frais sera plafonné par décret, « de façon à garantir qu’il correspond au coût réel des prestations et à limiter les abus ». Les autres services sont à la charge du bailleur. Concernant les honoraires, dans un souci de transparence, les agents immobiliers devront les justifier.

Avec ce nouveau projet de loi, il est aussi prévu de limiter les prestations que les syndics de copropriété pourront facturer en supplément de leur forfait de base. Sera alors déterminer une liste des prestations qui peuvent faire l’objet d’un tarification supplémentaire. « Toutes les autres prestations seront incluses dans le forfait annuel » affirme la ministre.

Est aussi demandé au syndic de créer un compte bancaire propre pour les copropriétés afin d’établir «plus de transparence dans l’activité du syndic et l’usage qu’il fait des fonds». L’idée est aussi de faciliter la mise en concurrence entre les différents acteurs du marché en cas de non renouvellement du contrat.

Enfin, les vendeurs de liste devront détenir un mandat exclusif sur les biens figurant sur les listes qu’ils vendent, afin d’éviter que leurs clients ne se voient proposer que des logements en réalité déjà loués.

Le pouvoir d’achat immobilier des ménages en hausse

Le pouvoir d’achat immobilier des ménages en hausse

Selon le baromètre CaPaCim du Crédit Foncier, le pouvoir d’achat immobilier des Français s’est amélioré en 2012. Ce phénomène s’explique par des taux d’intérêt en baisse cumulé à des prix sur le marché qui s’assagissent. Ainsi, on constate dans plusieurs villes de France une baisse du prix au m2, même si celle-ci n’est pas égale dans toutes les régions. De manière générale, la capacité d’achat des ménages français à acquérir un bien immobilier correspondant à leurs besoins a été légèrement amélioré.

Les villes gagnantes 

C’est la ville de Marseille qui est en tête du palmarès avec un crédit à 2,64 % sur 20 ans et 2,93% sur 25 ans sous conditions de revenus et d’apport. Vient ensuite Montpellier où le taux peut être négocié jusqu’à 2,80% sur 20 ans. Lille, Toulouse, Nantes et Lyon arrivent avec un taux à 2,95%. Paris, Nice et Bordeaux ferment le classement avec des taux à 3 %, inférieurs au taux moyen actuel de 3,28 % sur 20 ans.

Il est donc possible d’acheter aujourd’hui dans Paris, 1m2 de plus qu’il y a un an. Dans les villes comme Nantes, même si les taux ont fortement baissé, avec des prix qui progressent encore, le pouvoir d’achat est resté identique.

De grandes disparités

De manière générale, le pouvoir d’achat immobilier est significativement supérieur à l’extérieur de Paris : 59,5 % contre 37,5 % dans la Capitale.

En effet, dans la capitale, l’amélioration reste faible. Au 4e trimestre 2012, 37,5 % des habitants pouvaient acheter intra-muros, en hausse de 1,3 % sur douze mois. La région parisienne est logée à meilleure enseigne. « En décembre 2012, 59 % des ménages étaient en moyenne en capacité d’acheter dans l’une des principales communes franciliennes, soit une progression de 3 % sur un an », signale l’étude. Toutes les villes enregistrent un gain. Ce dernier varie de 0,1 % à Versailles (78) à 6,9 % à Nanterre (92).

En région, la situation est plus contrastée. Sur les six villes suivies par l’observatoire CaPaCim, le pouvoir d’achat immobilier remonte à Lille (+ 1,1 %), Lyon (+ 1,6 %) et Toulouse (+ 2,3 %). Les Marseillais sont les mieux lotis, avec un bond de 9,7 % sur un an ! Pas d’amélioration, en revanche, pour Bordeaux et Nantes, où le pouvoir d’achat immobilier perd respectivement 0,3 et 0,8 % entre janvier et décembre 2012.

Recherches immobilières sur Internet, en hausse

Recherches immobilières sur Internet, en hausse

D’après une étude de Meilleurtaux.com et de Google, les recherches liées à l’immobilier sont en très forte progression. Avec des taux de crédit immobilier en baisse, les requêtes sur Google avec les mots clés « immobilier », « crédit immobilier » et « rachat/négociation de crédit » n’ont jamais été aussi nombreuses. Malgré une chute des transactions immobilières, l’intérêt des particuliers pour l’immobilier n’est pas en berne.

L’immobilier au cœur des préoccupations

Depuis 2012, les recherches sur l’immobilier ne cessent d’augmenter. Sur l’ensemble de l’année, les requêtes « immobilier » sont deux fois nombreuses que  « Hollande » et quatre fois plus que « Sarkozy ». Concernant l’année 2013, selon les données de Google, les recherches sur Internet sur le  »crédit immobilier  » ont progressé de 22 %.

Avec cette étude, il est possible de souligner de véritables tendances. Par exemple, « Quitter Paris » est en hausse de 16 % au 1er trimestre 2013 par rapport au 1er trimestre 2012. Ce qui n’est pas choquant compte tenu des prix dans la capitale. Sur cette même période, « partir en Belgique » est en croissance de 25 %, phénomène qui peut s’expliquer par la fiscalité très attrayante de ce pays et par l’étalage médiatique qui est fait à ce sujet.

Ce phénomène touche aussi les recherches sur les mobiles. En effet, d’après cette même étude, en un an, la part des requêtes « crédit immobilier » sur tablettes et smartphones a doublé. Les internautes tapent en priorité les items « simulation » et « comparaison ».

Mais que regardent les internautes dans une annonce immobilière ?

En suivant les mouvements oculaires d’acheteurs en ligne, des chercheurs ont pu enregistrer quels étaient les endroits de l’écran les plus fixés par les internautes.

Ainsi il a pu être montré que :

-       95% des personnes passent vingt secondes à regarder la première image,

-       76% regardent ensuite les caractéristiques du bien (emplacement, prix, mètres carrés …)

-       et 41% ignorent complètement le texte descriptif de l’annonce.

En moyenne, les acheteurs passent 60% de leur temps sur les photos, 20% sur les caractéristiques et 20% sur le texte descriptif.

Avec des taux de crédit en baisse et une diminution des prix, l’immobilier est au cœur de toutes les recherches, la conjoncture économique actuelle n’y changeant rien.