L’actu du Chasseur

Qui sont ces étrangers qui achètent des résidences secondaires à Paris ?

Qui sont ces étrangers qui achètent des résidences secondaires à Paris ?

Dans l’essai « Paris résidence secondaire », trois ethnologues se sont penchés sur le profil de ces acquéreurs qui achètent un appartement dans la capitale.

Paris n’a jamais cessé de faire rêver. D’où l’intérêt pour les ethnologues d’étudier cette figure de l’entre-deux qui n’est ni habitant permanent, ni touriste mais le « résident secondaire urbain ». Une manière également de casser certaines images. Car les « vrais » Parisiens, eux, ont tous en tête ces riches étrangers qui achètent à un prix très élevé un pied-à-terre dans un quartier aisé de la ville et sont plutôt accusés de faire monter les prix pour ne passer au final que quelques jours dans leur appartement.

Bien sûr, ces gens-là existent. Cependant, ce ne sont pas vraiment ceux que les auteurs ont rencontré. Loin de l’idée du riche étranger qui ne consommerait que du luxe dans les boutiques de l’avenue Montaigne, ce résident goûte avant tout au « Paris village ». Il adore acheter le pain chez le boulanger, achète le journal qu’il lit au café, fréquente les expositions. Bref, il « joue au Parisien » et voit son quartier comme un village.

Les résidents étrangers sont d’autant plus critiqués qu’il y a une grande tension sur les marchés. Ils sont accusés de faire monter les prix de l’immobilier. Or, d’un point de vue quantitatif cela reste marginal. En effet, les ethnologues constatent aussi que s’il y a bien une forme de ruée des étrangers sur Paris, elle concerne surtout certains arrondissements du centre comme l’île Saint-Louis et les beaux quartiers comme les Champs-Élysées, sur les biens de très haut standing, inaccessibles au Parisien moyen. Effectivement, ici, les étrangers raflent la mise.

Immobilier : la chasse aux bonnes affaires

Immobilier : la chasse aux bonnes affaires

En ce début d’année 2013, si les transactions plongent, les prix résistent encore. Et oui la crise a du bon : c’est l’occasion de saisir les opportunités.

Malgré l’extraordinaire baisse des taux, les acheteurs, touchés par la crise, ne sont guère optimistes pour l’avenir et font preuve d’attentisme face à des vendeurs, eux aussi inquiets et toujours peu enclins à rabattre de leurs prétentions. Stéphane Imowics, directeur général de Crédit foncier Immobilier affirme « d’où aujourd’hui cette drôle de situation, avec des prix qui résistent dans un marché atone ».

Un tel immobilisme aurait dû entraîner une chute des prix. Or, contre toute attente, ils ont incroyablement résisté. Olivier Eluère, spécialiste du logement au Crédit agricole relève « c’est un scénario tout à fait étonnant, nous ne sommes plus dans un schéma économique classique ».

Certains, comme Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université Paris Ouest Nanterre la Défense, sont optimistes en observant un ralentissement de la baisse de la production de prêts au début de janvier, après un recul spectaculaire de 26 % en 2012. Ce professeur estime que « la forte chute des volumes de vente semble enrayée ».

Certes, 2013 ne sera pas l’année de la reprise, rien n’empêche tout de même de faire la chasse aux bonnes affaires. Il faut aussi mettre à profit la situation : comme personne ne se bouscule et que les prix ne risquent pas de s’envoler de sitôt, les acheteurs peuvent prendre leur temps. De plus, c’est toujours dans les moments de crise que l’on achète le mieux. Car après tout, les taux sont très bas, les prix (légèrement) en baisse et le pouvoir de négociation plus important.

L’immobilier parisien de luxe : la baisse des prix relance les ventes

L’immobilier parisien de luxe : la baisse des prix relance les ventes

L’agence immobilière de prestige Barnes a observé des baisses de prix de 8 à 15 % sur certains segments du luxe. Cependant, le très haut de gamme reste toujours aussi prisé de la clientèle internationale.

De l’avis de Barnes, si la clientèle européenne a disparu, les acheteurs internationaux demeurent très présents sur le segment des biens d’exception, l’expatriation de patrimoines élevés et de jeunes entrepreneurs ayant produit un afflux de biens sur le marché. Ainsi, Russes, Chinois et clientèle du Moyen-Orient continuent à privilégier les arrondissements huppés de Paris, qui comportent leur lot de biens avec vues sur Seine et jardins, sur les monuments, Rive Gauche et dans le centre.

Par ailleurs, chez certains vendeurs, la tendance est à l’anticipation d’une baisse des prix. Les vendeurs de biens « avec défauts » jusqu’à 2,5 millions d’euros ajustent leurs prix de 8 à 15 %, tout comme ceux de biens au-delà de 2,5 millions d’euros. En revanche, stabilité pour les produits « sans défaut » inférieurs à 2,5 millions, ainsi que pour les « biens d’exception ».

Paris loin derrière Londres dans le Top 10 des marchés de bureaux les plus chers du monde

Paris loin derrière Londres dans le Top 10 des marchés de bureaux les plus chers du monde

Selon l’étude annuelle Cushman & Wakefield, Paris occupe la 10ème place des marché de bureaux les plus chers. Cette étude offre un aperçu des coûts d’occupation de bureaux dans le monde.

D’après la publication d’un rapport annuel du conseil international en immobilier Cushman & Wakefield consacré aux coûts d’occupation de bureaux, les loyers de bureaux ont augmenté en moyenne de 3 % dans le monde en 2012.

Cependant, la plupart des marchés connaissent des obstacles persistants liés à une situation économique peu favorable et à un certain attentisme des utilisateurs. En effet, ceux-ci cherchent à diminuer leurs coûts immobiliers en priorité. Une motivation qui devrait rester prépondérante tant que les inquiétudes concernant le climat économique n’auront pas disparu.

Quant à Paris, les loyers s’y sont maintenus à des niveaux assez élevés en 2012 du fait de la raréfaction de l’offre de qualité, ce qui a incité les utilisateurs de secteurs à forte valeur ajoutée (avocats, conseils en stratégie) à payer le prix fort pour saisir les dernières opportunités des beaux quartiers de la capitale.

Logement : le 6ème, un arrondissement d’exception

Logement : le 6ème, un arrondissement d’exception

Dans le 6ème  arrondissement de Paris, l’immobilier est toujours très recherché. Les prix très élevés ne font pas baisser la demande pour autant, au sein de l’arrondissement le plus cher de la capitale.

À 13 520 €/m², le 6ème atteint des sommets. Et ne semble pas près d’en descendre ! La demande ne faiblit pas. Selon une déclaration d’Arsia Golestaneh, de l’agence ERA Saint-Sulpice, « les petites et moyennes surfaces sont toujours très recherchées ». Patrick Rissel, de l’agence Barnes Paris Rive Gauche ajoute que ses secteurs comprennent « autant d’adresses pépites ». Le professionnel précise, « la rue de Seine, la rue Bonaparte, la place Saint-Germain-des-Prés ou la rue Jacob continuent d’attirer une clientèle aisée, autant française qu’étrangère ».

La bonne santé du secteur est garantie par les nombreux biens d’exception qui garnissent ces quartiers. Au-delà de 2 millions d’euros, les biens continuent à se vendre facilement. Et ce, malgré le fait que les Français laissent la main aux acquéreurs étrangers sur ce segment.

Seul point négatif, les transactions portant sur de grands appartements familiaux non exceptionnels, qui ont quelque peu pâti de la conjoncture. M. Golestaneh explique « le marché est moins fluide, l’offre se fait rare et les acheteurs plus hésitants ». Quoi qu’il en soit, le haut de gamme dans le 6ème arrondissement devrait connaître un ajustement de ses prix de l’ordre de 3 à 5 % au maximum.

 

Pour se rapprocher de son travail, 1 Français sur 2 est prêt à déménager

Pour se rapprocher de son travail, 1 Français sur 2 est prêt à déménager

Selon une enquête réalisée pour PAP, les Français sont tentés de déménager pour passer moins de temps dans les transports. Une situation qui concerne davantage de locataires que de propriétaires.

Les Français sont enclins à changer de résidence principale afin de se rapprocher de leur travail. En cause, le temps de trajet dans les transports. Selon l’enquête, 35,5 % des Français y consacrent une demi-heure à une heure par jour.

Cependant, peu ont l’opportunité de déménager. En effet, 21 % des personnes interrogées déclarent ne pas en avoir les moyens, tandis que 15,4 % ne trouvent pas d’offre sur le marché qui corresponde à leurs attentes. Les propriétaires semblent plus satisfaits de leur situation (61,1 % d’entre eux), contre seulement 35,1 % pour les locataires. En revanche, l’étude précise que 63 % des Français ne souhaitent pas changer de travail pour se rapprocher de leur domicile.

Ainsi, PAP met en lumière que les personnes qui dépensent le plus en transports ont un budget logement légèrement inférieur. Enfin, comme pour le transport, 49 % des Français estiment que leur budget logement est excessivement important. 35 % des opinions y consacrent 25 à 35 % de leurs revenus. Un taux qui passe à 50% pour 11% des personnes interrogées. De ce fait, les économies réalisées sur le logement en choisissant de vivre plus loin des bassins d’emplois sont compensées par des coûts de transport plus élevés, et des temps de trajets plus longs.

En 2012, les loyers se sont stabilisés

En 2012, les loyers se sont stabilisés

Selon le réseau Century 21, les loyers des nouvelles locations ont stagné l’an dernier.

Bonne nouvelle pour les locataires ! Selon une étude du réseau d’agences immobilières Century 21, le montant des loyers en 2012, lors de l’arrivée de nouveaux locataires ou lors du renouvellement de baux existants du parc privé, s’est stabilisé par rapport à 2011.

L’an dernier, les loyers de ces biens ont progressé de 0,45 % par rapport à 2011. Cependant,  durant la même période, l’inflation augmentait de 1,4 %. L’atténuation des loyers ne tient pas tant au dispositif d’encadrement des loyers mis en place à la rentrée par la Ministre du Logement Cécile Duflot, qu’à l’évolution des revenus des ménages. Sur l’ensemble de la France, les revenus moyens des nouveaux locataires sont nettement moins élevés que ceux constatés chez les personnes ayant loué en 2011 et inférieurs de – 7,2 %.

De plus, alors que la part du budget des ménages consacrée au loyer (rapport au revenu global) se dégradait depuis 10 ans, Century 21 constate qu’avec les nouveaux entrants, le taux d’effort moyen a augmenté de 2 points, passant de 24,3 % en 2011 à 26,3 % en 2012.

Immobilier : c’est le moment d’acheter !

Immobilier : c’est le moment d’acheter !

Selon une étude publiée par Logic-Immo.com, les taux des emprunts immobiliers sont à un niveau historiquement bas. Ainsi, de nombreux acquéreurs potentiels de logements pensent que c’est le moment d’acheter.

À la question, « selon vous, est-ce le bon moment pour acheter une maison ou un appartement ? », 61% des personnes interrogées qui ont l’intention d’acheter un appartement ou une maison dans les 12 mois prochains mois ont répondu « oui ». Un record depuis l’existence de cet indice trimestriel crée, il y a deux ans.

La baisse des taux d’intérêt est la première cause de ce regain d’enthousiasme. Malgré des perspectives économiques perçues comme défavorables, les futurs acquéreurs sont attirés par les conditions de plus en plus attractives du marché.

Cependant, deux principaux obstacles viennent se heurter à la réalisation de leur projet, l’absence de biens correspondants à leurs attentes et le niveau élevé des prix. De plus, seulement 15% des personnes interrogées estiment que les prêts immobiliers sont « faciles à obtenir » auprès des banques alors que 48% pensent le contraire.

Immobilier : une carte de métro des loyers parisiens

Immobilier : une carte de métro des loyers parisiens

Après avoir compilé 55 000 annonces de moins d’un an émanant aussi bien de particuliers que de professionnels, la société Smartoc est parvenu à dessiner une carte de métro des loyers parisiens.

Cette société qui vient de se lancer, compte jouer les intermédiaires immobiliers virtuels en proposant aux agents immobiliers une plate-forme informatique permettant de mieux gérer les locations (profils de locataires, dossiers de location électronique, etc.). Du côté des locataires, elle dispose d’un service de constitution et de centralisation du dossier de location.

L’étude réalisée par Smartloc permet également de constater que le loyer moyen de marché est de 34,1€/m2 à Paris, avec un maximum à 48,1€/m2 pour les studios de moins de 15 m2 tandis que les trois pièces sont les moins chers (29,7€/m2).

Autres leçons : les biens meublés se loueraient seulement 7,2% plus cher que leurs homologues vides tandis que la présence d’une terrasse occasionne un dépassement de 6,3%. Par ailleurs, la situation en rez-de-chaussée se traduit par un loyer inférieur de 2,7% en moyenne tandis que l’absence d’ascenseur fait baisser les prix de 1,7%.

 

Logement social : la loi Duflot définitivement adoptée

Logement social : la loi Duflot définitivement adoptée

Le Parlement a adopté définitivement, le 18 décembre dernier, la loi Duflot sur le logement social. Jeudi dernier, la loi avait finalement été jugée conforme par le Conseil constitutionnel, et publiée samedi au Journal officiel.

Auparavant, le 24 octobre 2012, le Conseil constitutionnel avait censuré cette loi de la ministre du Logement, Cécile Duflot, en expliquant que la procédure parlementaire n’avait pas été respectée lors de son examen au Sénat.

Dans leur décision, les Sages ont indiqué que les dispositions de la loi « ont pour but de mettre en œuvre l’objectif de mixité sociale et d’accroissement de la production de logements locatifs sociaux ; elles répondent ainsi à une fin d’intérêt général et ne sont pas manifestement inappropriées à l’objectif poursuivi ».

La loi n° 2013-61, du 18 janvier 2013, est relative à la mobilisation du foncier public en faveur du logement et au renforcement des obligations de production de logement social fait obligation pour les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 habitants en Ile-de-France) de porter à 25 % d’ici à 2025, contre 20 % actuellement, la proportion de logements sociaux sur leur territoire.

De plus, elle établit également une  diminution pouvant aller jusqu’à 100 % du prix des terrains publics quand ils sont affectés à la construction de logements locatifs sociaux. Par ailleurs, la loi abaisse de 18 à 12 mois le constat de la disponibilité d’un logement. Ainsi, elle autorise sa taxation ou sa réquisition au-delà de ce délai. Cependant, un délai de 24 mois est accordé au propriétaire pour faire des travaux et louer son bien avant qu’une procédure de réquisition puisse être lancée.